Un héron garde-boeufs….sans blague !

 

Le Héron garde-boeufs

 

Le héron garde-boeufs (Cattle Egret / Bubulcus ibis) est un petit héron blanc d’environ 48-51cm de haut et de 90 cm d’envergure. Visiteur occasionnel au Québec, on le rencontre plus souvent en patûrages où il s’alimente d’insectes. Sa présence au Parc des Rapides s’explique peut-être du fait qu’il peut nicher en compagnie d’autre hérons et aigrettes. On l’a aperçu d’ailleurs s’envoler vers l’Île aux Hérons de l’autre côté des Rapides.

C’est notre vidéaste hors paire Jean-Marc Lacoste, sur une indication de Jean Bélanger, qui nous a rapporté ce témoignage photographique.

Selon le guide Paquin – Caron: “Niche dans le sud des USA, au Méxique, en Amérique centrale, en Amérique du sud et aux Antilles.” En ce qui concerne son alimentation, “C’est le héron qui  s’alimente dans les endroits les plus secs. Suit souvent le bétail et même les tracteurs dans les champs pour attraper les insectes (notamment des grillons) dérangés par les vibrations des animaux en marche et des machines agricoles. Mange aussi des grenouilles, des crapauds, de petits mamifères, des poissons et des mollusques.”

La présence de cet immature aux abords du Parc s’explique donc par la variété du garde-manger. Passe-t-il la nuit à l’Île aux Hérons ? Sera-t-il de retour pendant quelques jours. Allez-voir par vous-même. On ne revient jamais sans souvenir d’une promenade au Parc.

 

 

L’eusses-tu-cru ? Une chrysalide du Monarque…au Parc des Rapides.

 

La chrysalide du Monarque.

 

En ses propres mots notre Amie Danielle Champagne nous raconte l’émotion qui l’a saisi lorsqu’elle a fait cette découverte si inattendue:

“Les yeux dans le vide, observant la nature, j’ai réajusté mon focus pour apercevoir ce cocon, juste au bout de mon nez. Aucune idée de quelle espèce il s’agit. Je suis bien fière d’avoir pu capter une transparence, grossissez la photo, et vous verrez, des ailes. Un instant où j’aurais souhaité avoir une meilleure compréhension de la lumière, pour faire de meilleurs compromis!”

Les recherches de Danielle l’ont amené à conclure qu’il s’agissait d’une chrysalide de Monarque. Nous sommes plusieurs a ne pas se douter que ces papillons profitent de leur passage chez nous pour effectuer ces mues de métamorphose entre la larve et l’adulte. Chapeau Danielle ! Comme quoi lorsque les oiseaux ne nous sollicitent pas d’en haut, l’univers d’en bas est souvent plein de surprises.

On vous invite à passer voir le travail de Danielle Champagne au lien plus bas.
http://www.flickr.com/photos/danielle_champagne222/38046221986/

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